Perspectives

Une dynamique de croissance qui ouvre des perspectives

Drainés par la demande domestique, les secteurs de l’eau, des énergies, de l’industrie textile, de la sous-traitance, des télécommunications, de la construction, des banques, de la grande distribution, de l’alimentation ont le vent en poupe.

Beaucoup de projets se créent actuellement et de nouveaux gisements de richesses apparaissent.

Une nouvelle génération de leaders du secteur privé émerge à la tête d’établissements, de filiales de grands groupes, d'holdings locales diversifiées ou de PME innovantes. L’émergence d’une nouvelle main d’œuvre qualifiée participe aussi à la nouvelle attractivité du continent.

Des évolutions économiques portées par des processus de réformes structurelles et réglementaires ont encouragés les investissements privés dans les projets viables et rentables. 

Ces réformes se sont traduites par une croissance de 5% depuis 10 ans. Cette croissance devrait passer à 6% en 2011 et consolider durablement les échanges avec le reste du monde.

Les pays émergents l’ont bien compris et se montrent actuellement les plus enclins à miser sur l’Afrique en particulier la Chine, l’Inde, la Turquie et le Brésil.

Les français ont aussi leur carte à jouer d’autant que nous avons une langue commune, des relations anciennes et avec 26% des exportations européennes et 17% des importations, la France maintient sa position de premier partenaire européen de l’Afrique mais l’Afrique est de plus en plus convoité, les enjeux sont donc énormes.

Construction de l'Afrique



10% des fonds investis dans le monde

Le continent africain attire les capitaux étrangers, aussi bien privés que publics, qui contribuent fortement à son développement ce qui l’amène à occuper actuellement la même place que l’Amérique latine et l’Europe de l’est en termes d’attractivité pour les Investissement Directs Etrangers (IDE). Certains pays d’Afrique constituent ainsi une option face aux autres régions émergentes du monde. Ils représentent une terre fertile pour les investissements et de nombreuses sociétés internationales s’y intéressent. Les IDE ont quadruplés en 8 ans et offrent les plus haut taux de croissance mondiaux.

Autres grande nouveauté : l’arrivée des fonds spéculatifs. D’abord venu de Suisse avec le financier Nicolas Clavel qui lançait Scipion African Opportunities Fund, premier fond spéculatif européen entièrement dédié à l’Afrique lancé en 2007. La tendance s’est accélérée avec des fonds venus de Chine, d’Inde ou du Brésil.

«It's time for Africa» tel est le titre de l'analyse qu’a publié Ernst and Young cabinet spécialisé en audit, conseil, droit, fiscalité et transactions, à l'occasion du 20ème Forum économique mondial consacré au continent noir qui a eu lieu en mai 2011 en Afrique du Sud. L’enquête porte sur les projets d’IDE dans les pays africains et qui laisse entrevoir un avenir très encourageant. 

Les investissements directs étrangers (IDE), ayant pour cadre l'Afrique, sont passés, en sept ans, de 338 à 633, (+ 87 %). «Un chiffre d'autant plus significatif que la période concernée comprend 2008, année de crise mondiale et de baisse importante des IDE dans le monde». Cette même analyse parle d'une forte croissance des nouveaux projets sur le continent à partir de 2012, avec des flux d'investissements directs évalués à 150 milliards de dollars d'ici 2015.

L’Afrique grenier du monde.

Les porteurs de projets n’ont pas fini d’affluer sur le continent. Ils sont asiatiques, saoudiens, maghrébins, européens, américains, privés ou étatiques, et lorgnent plus de 200 millions d’hectares cultivables et disponibles en Afrique, sur 445,6 millions dans le monde.

Afrique


Mozambique, Bénin, Nigeria, Mali… Combien de terres ont déjà été acquises sur le continent ? Ce qui fait la une des journaux et qui, au nom du droit au sol des populations, anime les passions, locales et internationales, est invérifiable. Selon l’International Food Policy Research Institute (Ifpri), il s’agirait de 9 millions d’hectares depuis 2006. « On ne connaît pas la réalité », assure pour sa part Bernard Bachelier, directeur de la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (Farm). « Il y a beaucoup d’effets d’annonce », poursuit-il. La Banque mondiale, dans son rapport publié le 7 septembre (« Rising Global Interest in Farmland »), estime qu’à la fin de 2009 ces annonces ont concerné plus de 30 millions d’hectares.

L’Afrique deviendra le grenier du monde dans une vingtaine d’années.
En apportant le machinisme, l’assurance de la chaine du froid et l’augmentation de la productivité le taux de croissance de la production pourrait atteindre 1000 %.

Par exemple les rendements sur les récoltes de lait sont actuellement d’1 litre/jour en Afrique de l’Ouest quand en France ils sont à 35…